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Modes de Vie durable des zones humides des pays en développement : Vision de la Jeunesse Africaine

Plus d’un milliard de personnes vivent dans les zones humides. La convention Ramsar définit les zones humides comme des terres saturées ou inondées d’eau, de façon soit permanente, soit saisonnière ainsi que toutes les plages et les zones côtières peu profondes. Ces zones humides, dans leur diversité, sont source d’emploi divers notamment dans les secteurs des mines, de la production agropastorale, des transports, du tourisme, des loisirs, de l’approvisionnement en eau et en médicaments, etc. Pour être durable, elles devraient supporter des crises naturelles et induites par l’Homme et s’en remettre, ou conserver leur viabilité dans le temps, sans compromettre la base de ressources naturelles.

Malgré tous ces atouts vitaux fournis par les zones humides, 64% d’entre elles ont disparu depuis 1900. Celles qui subsistent sont tellement dégradées que les populations majoritairement pauvres qui en dépendent directement pour leurs besoins vitaux s’enfoncent encore profondément dans la pauvreté. Ceci présente un risque important. En effet, d’ici à 2024, près de 35% de la population devra faire face au déclin de l’approvisionnement en eau.

A cet effet, à l’occasion de la célébration de la 19ième Journée Mondiale des Zones Humides, Water For Life Cameroon, en partenariat avec le Global Water Partnership-Central Africa et YPARD-Cameroon, ont organisé un atelier de réflexion afin de mobiliser les jeunes en vue de contribuer à l’atteinte des ODD 1, 2, 6, 11, 12 et 15 . Pour ce faire, elle a mené une discussion sur les mesures à prendre par la Jeunesse Africaine pour une utilisation rationnelle et durable des zones humides afin de permettre aux populations de vivre décemment et garantir que ces zones continuent de fournir l’ensemble des biens et services indispensables au modes de vie des populations vivant dans les zones humides ou dépendent de leur existence.

Des thématiques allant des Impacts des activités anthropiques sur les zones humides rurales : : cas de la périphérie Ouest de la réserve du Dja passant par l’Analyse des vulnérabilités résultant des interactions entre systèmes humains et zones humides du bassin de l’Abiergue à Yaoundé  sans oublier l’Évaluation de la valeur économique de quelques activités humaines et leur impact sur l’Ecosystème  de Mangrove de la Réserve de Faune de Douala-Edéa ont été développées. A la suite de celles-ci, deux ateliers ont été constitués pour mener des réflexions sur les questions relatives à l’impact de l’Homme sur les Zones et l’implication des jeunes pour assurer une exploitation durable des zones humides. Il ressort de ces ateliers que la manière la plus efficace de sauver nos zones humides est la sensibilisation via la communication et des actions pilotes. A travers celles-ci, les jeunes devraient susciter un changement de comportements non seulement des populations qui y vivent mais aussi de ceux qui bénéficient de l’exploitation de ces zones humides. Il est question de limiter les prélèvements dans les zones humides aux usages domestiques et de fixer des quotas maximum de prélèvement pour les usages commerciaux, adossés sur des sanctions législatives ou judiciaires qui devront être fermement appliquées. Aussi, il faudrait associer dans le déroulement de ces mesures, outre les autorités administratives, les élèves et étudiants en suscitant la création des Clubs Environnement dans les établissements (universitaires, secondaires et primaires) et appuyer l’action de ceux existant pour plus d’engagement en faveur des zones humides.

Somme toutes, les Etats, ONG et toutes parties prenantes sont conviés à la lutte contre cette destruction exponentielle des zones humides rurales et urbaines. A ce titre, il importe que tous ces défenseurs des zones humides constituent un réseau pour poser des actions concrètes et durables et faire du plaidoyer/lobbying. C’est une vision de la Jeunesse Africaine de mettre sur pied une plateforme qui appuierait les OSC et autres organismes dans la mise œuvre de leurs activités en faveur de la préservation des zones humides.

 

Article rédigé par : Diane AZEBAZE (Jeunes Volontaires pour l’Environnement)

Révisé par : Stéphane LAKO (Water for life Cameroon)

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